Toutes les citations d'anonymes




Dans le courrier des lecteurs du magazine The Economist
Je suis stupéfait devant la foi que vous avez en l’évolution. Cette foi dépasse largement la foi que j’ai en la création. Ma foi ne requiert de croire qu’en un seul mécanisme : l’amour de Dieu. La vôtre exige de croire en trois. Que quelque chose puisse surgir de rien (le "Big-Bang") ; que des pierres puissent spontanément donner naissance à des organismes vivants (...) ; et que des mutations génétiques puissent transformer un ver solitaire en Einstein. C’est vous qui gagnez : il ne fait aucun doute que votre foi est bien plus grande que la mienne.



Optimistes et pessimistes sont également nécessaires à la société : l'optimiste invente l'avion, et le pessimiste invente le parachute.



La bêtise se met au premier plan pour être vue. L'intelligence se met en arrière pour mieux voir.



Selon la science, le bourdon n'est pas censé voler car son corps est trop lourd pour ses ailes. Mais le bourdon ne le sait pas, lui, alors il vole...



Nous n'avons pas une âme. Nous sommes une âme qui possède un corps.



Charité hypocrite qui donne 10 sous pour avoir 20 francs de gratitude.



(Japon)
La cloche du temple s'est tue.
Dans le soir, le parfum des fleurs
En prolonge le tintement.



J'aime le travail, je passerais des heures á le regarder.



Ne pas être communiste avant trente ans, c'est être sans coeur, mais rester communiste après trente ans, c'est être sans intelligence.



Nous ne condamnons chez l'autre que ce que nous n'avons pas encore accepté en nous-mêmes.



Un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi.



Le mariage est comme un mirage dans le désert : palais, cocotiers, chameaux... Mais soudain tout disparaît et il ne reste plus que le chameau.



Oser toujours.
Céder parfois.
Renoncer jamais.



Si les élections pouvaient changer quelque chose, elles seraient interdites !



Si le travail c'est la santé, donnez donc le mien à quelqu'un de malade.



Celui qui se relève est plus fort que celui qui n'est jamais tombé.



Dans les maisons modernes, il y a deux sortes de voisins : ceux du dessus qui font toujours du bruit, et ceux du dessous qui se plaignent toujours pour rien.



Grammaire : Vieille dame qui a toujours ses règles.



Plus la photo est vieille, et plus on a l'air jeune.



La vie c'est ce qui arrive quand on a tout prévu.



La peinture sert à montrer ce que le soleil et la lune ne peuvent pas éclairer.



L'anticonformisme est le conformisme de l'adolescence.



Un roi désirait un coq de combat très fort et il avait prié l'un de ses sujets d'en éduquer un.
Au bout de dix jours d'entraînement, il lui demanda :
- Peut-on organiser un combat avec ce coq ?
- Non, absolument pas ! Il est fort et excité mais cette force est vide et éphémère.
Dix jours s'écoulèrent et le roi s'enquit :
- Alors, le moment est-il venu d'organiser le combat ?
L'instructeur répondit :
- Pas encore. Il est encore passionné, il veut toujours combattre. Quand il entend un autre coq, il se met en colère.
Dix jours encore se passèrent avant que le roi ne fit une nouvelle requête.
- Est-ce le moment ?
L'entraîneur dit :
- Il ne se passionne plus. Quand il entend un autre coq, il reste calme. Sa posture est juste, mais sa vitalité est forte. Il ne se met plus en colère.
L'énergie et la force ne se manifestent pas en surface.
- Alors le combat est possible ? demanda le roi.
- Peut-être.
On organisa un tournoi avec de nombreux coqs de combat mais ces derniers ne pouvaient s'approcher du coq et s'enfuyaient, effrayés. Aussi le coq du roi n'eut pas à combattre. Il était devenu un coq de bois. Il avait dépassé l'entraînement de la technique de lutte. Il avait intérieurement une forte énergie qui ne se manifestait pas extérieurement.
La puissance se trouvait dès lors en lui et les autres ne pouvaient que s'incliner devant son assurance tranquille et sa vraie force cachée.

[Ce texte illustre une conception commune à tout le taoïsme. La forme suprême de combat est là où il n'y a plus de combat. Par son attitude intérieure, le combattant ne donne plus de prise à l'attaque car il a éliminé en lui tout principe de mort et il est devenu pur.]



L'intelligence à la portée des cons

90 % des gens sont cons. Vous avez vos chances. Gardez-les mais ne les ruinez pas. Être con est salutaire. Avoir l'air con est rédhibitoire. Soyez assez intelligents pour saisir la nuance.

Premier exercice : Comment ne plus avoir l'air con.

a) Le con parle pour ne rien dire. Ne dites rien. Vous ne direz rien d'intelligent, mais ça vous empêchera de dire des conneries. Vous y gagnerez. Au lieu de dire : « Quel con ! », votre interlocuteur se dira : « Joue-t-il au con ? ». C'est un premier point.

b) Si vous avez vraiment envie de parler, ne vous retenez pas. Dites vos conneries. Et concluez : « Bon, j'arrête de déconner. ». Votre interlocuteur se dira : « Il joue au con ! ». C'est un deuxième point.

Deuxième exercice : Comment avoir l'air intelligent.

- Vous avez à votre disposition une série de mimiques qui donnent inévitablement l'air intelligent. Soyez assez cons pour les copier sans complexes.

a) L'Air entendu : Repérez la personne intelligente. Si vous êtes dans un groupe de dix, il y a neuf cons, dont vous. La personne intelligente, c'est celle qui vous semble bizarre. Dès quelle dit quelque chose de bizarre, faites comme si vous compreniez. Même si vous n'y comprenez rien, les autres auront l'air plus cons que vous.

b) L'Air pénétrant : Pensez très fort aux contraventions, aux impôts, à votre bagnole emboutie. N'en parlez surtout pas, ça ferait con. Mais pensez-y. Si vous êtes vraiment très con, ça ne vous donnera pas l'air intelligent. Mais l'air emmerdé fait toujours bien quand on ne donne pas ses raisons.

c) L'Air pénétré : Même exercice que le précédent mais avec un compas dans le cul. Avantage : donne une dimension souffreteuse.

- Vous avez aussi à votre disposition une série d'attitudes.

d) Le penseur de Rodin : Asseyez-vous. Mettez votre poing fermé sous votre menton et regardez dans le vide. C'est radical. Même si vous ne pensez à rien (ce qui est normal pour un con), il se trouvera toujours un autre con pour vous dire « A quoi penses-tu ? ».

e) L'Air du type qui n'en pense pas moins : On développe devant vous une théorie saisissante. Vous n'y comprenez rien. Reportez-vous au petit a) : l'air entendu . Pour corser, ayez l'air non seulement de comprendre, mais d'avoir votre idée pas con là-dessus. Appliquez le petit b) : l'air pénétrant.

f) Le rictus de connivence : Hochez un peu la tête de bas en haut. Appliquez l'air pénétré (le compas vous aide à crisper finement les maxillaires).

- Méfiez-vous des révélateurs involontaires de votre connerie !

g) Surveillez votre regard. Votre oeil vide et sans vie vous trahit. Par définition, vous êtes trop con pour avoir la pupille pétillante. Ne vous laissez pas abattre. Gardez l'oeil fixe.

h) Fermez bien votre bouche. Rien ne fait plus con qu'une bouche entr'ouverte. Maîtrisez-vous : ne mâchez plus de chewing-gum. Si vous êtes trop con pour exécuter en même temps les exercices oeil fixe - bouche close, utilisez le truc de la cigarette : tirez sur votre mégot et fixez la fumée.

Troisième exercice : Comment passer pour quelqu'un d'intelligent.

a) Ne perdez pas votre temps à lire des livres intelligents, à voir des films pensés... Vous n'y comprendrez rien et ça vous déprimerait. Lisez plutôt des critiques intelligentes. Apprenez-les par coeur et changez quelques mots.

Exemple : « Ce film a la beauté désertique d'une douleur sans fin. » devient « Ce film a la beauté squelettique d'une couleur sans teint. ». Vous ne plagiez pas vraiment et vous gagnez en hermétisme. L'hermétisme est le secret de ce troisième exercice. Quand vous dites des conneries, dites des conneries incompréhensibles. Les cons les prendront pour des finesses qu'ils ne comprennent pas et, double avantage, les gens intelligents se sentiront cons.

b) Ne faites jamais de citations. Ça fait très con. Appropriez-vous les carrément. Mais attention, ne faites pas le con ! N'utilisez pas des citations trop connues. Si un autre con vous dit : « C'est de toi ça ? », ne prenez pas l'air confus. Ne doutez pas de vous. Votre connerie native vous y aidera.

Voilà. Maintenant, vous passez à peu de frais pour quelqu'un d'intelligent. Méfiez-vous ! Des gens intelligents vont venir vous poser des questions intelligentes. Vous allez être con pour y répondre. Comment faire ? Renvoyez la balle : « Pourquoi me poses-tu cette question ? ». Quand vous ne pouvez plus la renvoyer, affrontez l'adversaire. Utilisez les quelques célèbres formules qui répondront pour vous : par ordre chronologique :
- « Tu vois ce que je veux dire... » (la formule qui sauve)
- « Il me semble que tu limites le problème... » (l'autre a l'air con)
- « Tu crois vraiment ce que tu dis ? » (l'autre a l'air hypocrite)
- « C'est tout ce que tu trouves à dire, ben merde ! » (l'autre a l'air limité)
- « Tais-toi, tu m'atterres. » (l'autre a l'air très con)
S'il se tait, vous avez gagné.

Ultime traquenard : la tentation de l'intelligence véritable.

Attention ! Ne tombez pas dans ce panneau démoniaque ! Les gens intelligents sont malheureux. Ils ont compris qu'on était là pour vieillir et crever. Avant, il n'y a rien, après non plus, et pendant, on en chie. Comprendre, c'est perdre les avantages du con. C'est connaître le doute, la solitude, la marginalité odieuse, l'insomnie, l'angoisse, les battements de coeur, la souffrance. Et tout ça pour rien puisque vous serez toujours un con. Surtout, ne changez pas. Soyez assez intelligents pour rester cons. Et longue vie.



L'intégrale des brèves de comptoir
Recueil de phrases authentiques entendues dans les bars par Jean-Marie Gourio.

Il descend le chien en même temps que la poubelle, un jour il jettera le chien.
Toutes les étoiles, t'en enlèves la moitié, il en restera toujours assez pour faire un ciel étoilé ; par exemple tu renverses du sucre en poudre, t'en as partout, t'en renverses que la moitié, t'en as quand même partout.
Sur les vieilles photos je suis jeune et sur des jeunes photos je suis vieux.
- Ah bon ?

Ah merde !
- Quoi ?
- J'ai oublié mon enveloppe !
- Où ?
- ...
- Où ?
- ...
- ...
- !
- ...
- Et merde...
- ...
- Y faut qu'on les refasse tous.
- ...
- Et merde.
- Écoute, te prends pas la tête, si y faut qu'on les refasse, on les refait et c'est tout.
- Peut-être à l'Atlantique...
- Ou au Royal...
- Bon, on doit combien ? Et vite ! Ça rigole plus, là !
- Au tabac rue des Martyrs...
- Alors ça vient !
- Peut-être au Sancerre.
- Au Saint-Jean.
- Te mine pas, on la retrouvera.
- Celui sur la petite place.
- Lequel ? Y en a deux.

C'est une île jolie, jolie, colorée, c'est bien simple, on dirait un pot de fleurs sur la mer.
Moi je m'en fous pas mal, tout m'ennuie, à la campagne je m'ennuie, à la mer, au boulot j'en parle même pas, en famille je m'emmerde comme c'est pas permis, je regarde même plus la télé, j'écoute pas la radio, je lis pas le journal, j'en lis jamais d'ailleurs, quel intérêt, quand on voit les conneries que font les gens qui s'ennuient pas, t'as vu Disneyland, et les constructions au bord de la mer, et les autoroutes pour tout ce monde qui s'ennuie pas, tous ces gens qui sont contents d'aller se baigner ou d'aller se promener, y font huit cents bornes pour aller regarder un oeuf de poule ces cons-là, ou pour aller se tremper le cul au milieu des méduses, aller se cailler les meules à la neige, faut voir ce qu'on a fait à la montagne pour tous ces gens qui s'ennuient pas, qui font du ski et de la luge et qui bouffent de la fondue, c'est inimaginable, inimaginable ce qu'on a détruit pour occuper les gens qui ne s'ennuient pas, au contraire si tu regardes ceux qui se font chier, qu'est-ce qu'il leur faut, à ceux qui se font chier, rien, de toute façon y se font chier partout, c'est pas la peine de les amener à Venise y vont se faire chier, en Espagne y vont se faire chier, sur la lune y se font chier encore pire qu'à la campagne, et sur les manèges, et au cirque, et dans les villages-vacances, et au mini-golf, et même au golf normal, les gens qui se font chier ont besoin de rien, un coin pour se mettre et qu'ils se fassent chier tranquillement sans que personne vienne les emmerder là, des habits, un peu à manger mais pas trop compliqué, ça les fait chier rien que d'y penser, et pas la peine de leur parler de rien ça les ennuie d'avance, non, les gens qui s'ennuient n'ont besoin de rien d'autre que d'un peu d'ennui, en somme ça récupère ce que les autres ne veulent pas, au fond, si tout le monde s'ennuyait sur Terre eh bien le monde irait un peu mieux...
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les vieux sont moins ridés qu'à l'époque.
- ...
- On ne trouve plus de beaux vieux, dans quelques années on mourra lisses comme des oeufs.
- C'est les crèmes anti-rides peut-être...
- Anti-rides ? Anti-vieux, vous voulez dire !

La méduse nage comme ça.
- T'es sûr ? Molle comme ça ?
- Comme ça.
- Et ça c'est quoi ?
- Les filaments qui traînent derrière, si tu touches ça pique.
- Ça marche au fond ?
- Mais non ça marche pas au fond, mais je vais pas m'envoler pour te montrer.

Quand on regarde des photos de la Terre prises depuis l'espace, on a l'impression que c'est pas habité, et si ça se trouve c'est pas habité, en fait on vit pas sur la Terre, on vit sur une autre planète que la Terre, et du coup sur les photos de la Terre, c'est vrai, elle est pas habitée, et d'abord comment savoir si on est vraiment sur la Terre, on a toujours habité là, c'est pas comme si on était arrivé un jour et qu'on avait vu un panneau, pas du tout, on n'a pas vu de panneau, et pour commencer qui c'est le mec qui a dit qu'on habitait sur la Terre ?! Comment il le sait, lui, d'abord ?
- En tout cas c'est pas moi.
- On pourrait très bien être sur la Lune, et c'est la Lune qui est en fait la Terre.
- Et après ?
- T'as raison, on s'en branle.

On aurait pu avoir la palme du « village fleuri », mais il a mis des slips à la fenêtre et on l'a pas eue.
L'eau c'est du parquet, un coup de soleil là-dessus et ta péniche elle glisse comme un chausson !
Y a jamais eu de bordel dans mon bistrot !
- Tu sais comment on l'appelle, le patron ? Anticyclone.
- Exactement ! Avec moi y a pas de perturbations !

Il connaît toutes les crottes des animaux, il peut les pister, comme ça, en suivant les crottes, les crottes du renard, celles du hibou ; la crotte, c'est comme une trace de pas qui sort du cul.
Un paysan qui meurt, on le met dans la terre, un marin, on le met à la mer, et un gars comme moi qui suis dans les ventilateurs, faudrait me lâcher dans le vent.
Ils ont chopé des Chinois en situation irrégulière dans un atelier de confection, ils vont les reconduire à la frontière.
- À la frontière de Chine ? Putain, ça fait loin !

C'est fini, la fourrure, c'est plus à la mode, maintenant ce qui est à la mode c'est tout ce qui ne concerne pas l'animal, genre nylon-plastique et tout le toutime, disons tout ce qu'on trouve pas dans la nature sur le dos de la bête, mais dans l'usine sur le dos des ouvriers.
Ils sont perdus dans le cosmos.
- Pas vu.
- Mais si, c'est un feuilleton que tout le monde a vu !
- Perdus dans le cosmos, tu dis ?
- Oui.
- Ils sont habillés en survêtements ?
- C'est ça !
- Ah d'accord, je connais, Star Sec.

Quand tu vois comment les Japonnais font les bouquets, tu peux dire que les nôtres c'est des poignées de bites.
Tu sais combien, la crêpe au sucre ?! Vingt francs ! A ce prix-là, j'arrête la tôlerie et je fais crêpe au sucre !
Balladur, il fait sérieux, il ressemble à un animal qui enterre ses crottes.




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